11 juin 2016

Je ne suis rien sans elle #Siska


Siska et Marie

Après 21 années d’école, c’est le début d’une nouvelle vie qui commence. Sincèrement, je n’aurais jamais imaginé toutes les aventures qu’ils me sont arrivées pendant c’est 20 ans de scolarité. J’ai pleuré, j’ai aimé, j’ai souffert, j’ai gagné, j’ai perdu, j’ai détesté, j’ai voulu plusieurs fois abandonner, mais surtout j’ai appris. Appris à comprendre le monde, comprendre les gens et surtout j’ai appris à me connaître.

Je ne trouve pas les mots pour vous résumer ces vingt années. Mais j’ai souvent comparé l’école à une jungle hostile. Je trouve que les enfants sont vraiment les êtres les plus impitoyables qui existent sur cette terre. J’ai commencé l’école à l’âge de trois ans comme beaucoup d’être nous. Je n’ai que peu de souvenir de cette époque. Je me souviens seulement des tricycles, du sable doux et de ma nourrice.

À 6 ans, je suis arrivée en CP, c’est un âge un peu particulier parce qu’à partir de là, on se souvient de tout. Mais mon plus beau souvenir reste l’année de 6 ans lorsque mon oncle et ma tante ont acheté leur ferme en Normandie. Je me souviens de ces paysages magnifiques, de cet endroit qui n’avait aucune limite, je me souviens des vaches, de cette odeur si particulière d’herbe fraiche. Ce jour-là, j’ai su que je voulais passer ma vie proche de la terre, proche des animaux. C’est ce que j’aime, ce qui me fait vivre.

Depuis toute petite je suis une passionnée de chevaux, le genre de gamine qui avait un millier de posters dans sa chambre. J’étais tellement amoureuse de ces animaux, c’était juste fou. Mon rêve était d’avoir un poney. Ce joli poney que je pourrai aimer et chérir jusqu'à la fin, ce poney qui me donnerait des ailes. Cet être si particulier et si précieux.

C’était mon rêve. Alors, je me suis donnée les moyens d’y arriver. J’ai travaillé à l’école, j’ai eu de bonnes notes. C’était la condition de mes parents pour pouvoir aller chez ma voisine qui possédait quatre chevaux dont Praline une magnifique petite ponette baie. Je m’empressée de finir mes devoirs pour aller m’occuper d’elle.

À vrai dire, à l’école j’étais une enfant rêveuse. Je pensais qu’aux chevaux et rien d’autre ne m’intéressée et surtout pas les garçons. Je travaillais (juste ce qu’il fallait) et je partais à rêver d’une vie dans les prés entourés de chevaux.

Mais il a fallu grandir, j’ai compris que la vie était injuste, que l’homme était cruel et que les belles paroles ne voulaient rien dire. Car en vérité, je suis seule, face au monde. Je suis moi, parce que dans ma tête, il n’y a que moi à qui faire confiance.

Je voulais tellement avoir un poney que dès que j’avais un sous de côté je le gardais pour un jour me payer un cheval. Je passée mes journées à tanner mes parents. À chaque Noël, chaque anniversaire, ce que je veux c’est juste un poney.

Je pense que mon année la plus difficile a été celle de mes 12 ans et du CM2. Je n’ai même pas envie de parler de ce moment, tellement il a été le plus douloureux. Mais c’est aussi l’année où ma vie à changer pour toujours. Le jour où Siska est rentrée dans ma vie. Car après six années de bataille, je l’ai eu MON PONEY, le mien, à moi. C’était la plus belle chose que je n’ai jamais vue, le plus beau cadeau du monde.

Mes parents avaient dit un « non » catégorique pour avoir un poney. Pourtant, Olive, la jument de l’ami de mon père était pleine et attendait un joli poulain. La pouliche est née le 30 mars 2003. Mr S, m’a demandé comment j’aimerais l’appeler, le dilemme d’une vie pour une enfant de 12 ans. Vous imaginez, donner un mot à un cheval. C’était déjà un rêve. Je ne voulais pas qu’elle est un nom nul, je voulais que ce soit parfait. Siska était leur correspondante allemande. Après de multiple essaie (chipie, étoile, prune…) je voulais un vrai nom de cheval. C’était juste Siska. Ce nom était idéal.

Mais Siska a grandi très vite. Et à 6 mois c’était déjà l’heure de la vendre. Mon petit ange devait rejoindre sa nouvelle famille. Mes parents ne voulaient surtout pas avoir de cheval pourtant que les ai tannés tous les jours … Mais c’était « non ». Totalement d’espérée, je suis allée voir ma jolie Siska, mais elle était déjà vendue. Mon petit ange aller partir et moi du haut de mes 12 ans je ne pouvais rien faire. C’était fini pour nous.

Un matin de février, mon père m’a réveillé. Mes parents avaient décidé qu’on allait avoir un mouton pour le terrain. En faite, le problème c’est qu’ils avaient peur que le poney passe à la trappe pour les garçons quand je grandirais. J’ai donc tout préparé.


Et là… J’ai vu Olive, la maman de Siska arrivée dans la cour. Siska la suivait juste après, Monsieur S m’a tendu la longe et m’a dit : « Elle est à toi ! ». Ma première réaction ? J’ai pleuré, oui toutes les larmes de mon corps. Siska, ma douce Siska était à moi. Mon poney, mon ange, ma princesse, ma vie. Elle était mienne pour l’éternité. Une éternité d’amour et de liberté. 5 lettes qui me sortaient de ce mal-être. Siska. C’était juste merveilleux, juste un rêve les yeux ouvrèrent.


SHARE:

18 commentaires

  1. Tu as du être heureuse ce jour-là !

    RépondreEffacer
  2. Ton article est super touchant ma belle !
    Perso les poneys et moi on s'aime pas trop ;)
    Je t'embrasse <3

    RépondreEffacer
  3. Coucou ma belle :)

    Magnifique cette histoire ! C'est tellement beau l'amitié que l'on peut éprouver envers un animal :)

    Merci pour ton commentaire sur le blog, j'ai trouvé très intéressant ce que tu me disais et e comprends tout à fait. Ma maman a toujours acheté sa viande chez le boucher et il y a si longtemps que ça j'en mangeais encore et j'adorais ça, même si je n'ai jamais été une grosse mangeuse de viande à la base (sauf pour le poulet haha). Et puis un jour j'ai sauté le pas, je n'ai en aucun cas arrêté la viande par effet de mode ou ce genre de truc, c'est un choix personnel mais je respecte tout à fait ceux qui en mangent et heureusement parce que sinon je n'aurai plus aucune vie sociale haha. Mon amoureux est "carnivore" (je n'aime pas trop ce mot j'avoue), mes parents et ma soeur son carnivores. Mes amis sont carnivores. Alors pourquoi arrêter de les fréquenter à cause de mon choix alimentaire ? Chacun mange ce qui lui plait tant que l'on se respecte, c'est toujours ce que je dis :) De plus, ça ne me dérange en aucun cas de cuisiner de la viande pour ma famille, je le fais très souvent, de ce côté là je suis très ouverte d'esprit comparé à certains "vegan" qui se permettent même de critiquer les végétariens parce qu'ils mangent encore des oeufs et du fromage... Ca me désole quand même un peu ce genre de comportements, ça veut dire que l'on n'est pas libre de manger ce que l'on souhaite ? Même si je pense qu'un animal n'a jamais demandé à naître pour être mangé, il est vrai que la plupart des éleveurs font cela dans la dignité de l'animal, pareil pour le lait, il ne sépare pas le petit de sa mère. Et je suis d'accord pour les abattoirs, ils ne respectent en aucun cas la vie de l'animal, c'est tout simplement cruel ! Je ne sais pas si tu as lu le dernier livre d'Aymeric Caron, Antispéciste, (je poste mon avis dessus mercredi sur le blog en plus lol) mais il exprime a un moment son avis sur l'élevage et les abattoirs. Bien entendu, il souhaite à tout prix que ce genre de lieux disparaissent de la surface de la planète pour que les éleveurs puissent reprendre le dessus mais d'après lui si les abattoirs ferment, il n'y aura certainement plus de viande dans les grandes surfaces, elles ne sera en vente que chez les producteurs locaux, sera certainement plus chère et donc réservé aux personnes qui auront les moyens de se la payer :/ Tu en penses quoi ? En tout cas, j'essaye toujours de privilégier le made in France, d'acheter à la ferme (j'ai la chance d'en avoir de très bonnes près de chez moi) et de faire attention à ce que je mange :)

    Bisous et bon dimanche !
    http://mariemangedesfruits.wordpress.com

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Je suis vraiment contente de tomber sur des gens comme toi, ouvert d'esprits, encore merci !

      Effacer
  4. La chance, moi mes parents n'ont jamais cédé ^^

    http://clothespaper.com/

    RépondreEffacer
  5. Hello ! Très sympa cette petite histoire ! On a tous un souvenir qui nous a marqué comme ça. Je ne suis pas cavalière mais pour en avoir fréquenter beaucoup, je sais combien la complicité entre un cavalier et son cheval peut être forte.
    Je te souhaite plein de belles aventures avec Siska ;)

    Bise, A Bientôt

    Marine (DeuxAimes)

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Bien hélas, c'est la fin de nos aventures... Nous allons être séparés ... :'(

      Effacer
  6. J'aime beaucoup ton article, ca m'étonne pas que tu devais être très heureuse !

    Bisous ;-D

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Oh oui, là plus heureuse des petites filles :)

      Effacer
  7. Ton article est très touchant ! <3

    RépondreEffacer
  8. en voilà une belle histoire ! Il est toujours vivant ton poney? Je n'ai aucune idée de la longévité des poneys, moi....

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Oh oui bien-être un poney peu vivre jusqu'à 30 ans voir plus :)

      Effacer

© 2017 Rose Normande : blog d'expatriée au Canada : tous droits réservés - Design : pipdig